S'AIMER ET SE RESPECTER

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S’AIMER TOUT EN SE RESPECTANT ET LAISSER LIBRE…

Porter un regard positif inconditionnel sur son enfant, son mari ou sa femme, un(e) ami(e) mérite qu’on y réfléchisse vraiment, il s’agit là d’une autre forme d’amour, pour une plus grande autonomie et liberté !

Laissez-vous imprégner par le texte de Ruth Sanford, psychothérapeute américaine, pour son travail de recherche sur l’Approche Centrée sur la Personne.
Un regard d’amour pour que chacun garde sa juste place, son libre arbitre et le respect de soi.

« Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour sa dégager une ouverture. Le papillon libéré, sortit du cocon et bâtit des ailes mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante, c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol.
Sa vie raccourcie, le papillon la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement. »

Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche. C’est un apprentissage façonné par la patience, l’écoute et le respect de soi et de l’autre. J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime, parce que si je m’agrippe, si je m’attache ou si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d'être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté pour protéger quelqu’un.

Et, une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots « tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi. »

Au fur et à mesure de mon apprentissage de la vie, je peux dire à quelqu’un que j’aime : « je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi, ou tu peux développer, la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t’aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et aussi dans la tristesse.  Je peux partager tes larmes, mais je ne les éloignerai pas de toi ; je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi. Parfois je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d’être irrité (e) de nos différences, ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être ».

Cette interrogation sur une nouvelle façon d’aimer nous entraine également sur notre façon d’être en lien avec l’autre, sans vouloir à tout prix, le changer, qu’il fasse comme nous, qu’il pense comme nous.

Quelle serait la différence entre « être en relation et être en fusion ». La fusion nous ramène à ce désir d’enfant d’être deviné (e), materné (e) en tant qu’enfant, mais aussi, en tant que « parent » qui pense savoir ce qui est bon pour l’autre, qu’il voit comme un enfant…

Alors cet autre en face de moi, est-ce que je le vois comme « un enfant » dont je dois m’occuper, ou je le vois comme « mon parent » qui doit s’occuper de moi, me comprendre, me deviner, savoir ce qui est bon pour moi… ou bien comme une personne égale, libre et indépendante, comme moi.

Je vous laisse méditer…

Christine DESVIGNE

Animée par ma passion pour l’âme et la psychologie humaine, j’accueille et j’écoute chaque personne dans sa globalité

Chacun est unique et rien n’est figé.

Tout est possible, car l’être humain, par sa conscience, est en perpétuelle évolution.

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